Il y a 17 eaux minérales en Belgique, dont 10 en Wallonie, pour un total de 1,5 milliard de litres

Une enquête sur les eaux minérales wallonnes met en lumière la consommation et l’impact environnemental. En 2024, la Belgique a mis sur le marché 1,521 milliard de litres d’eau, un chiffre qui soulève des questions sur les raisons de cette popularité face à l’eau du robinet. Malgré des prix souvent exorbitants, les Belges semblent attirés par le goût et la qualité des marques locales telles que Bru, Chaudfontaine et Spa.

Une consommation florissante

La consommation d’eau embouteillée en Belgique est impressionnante. Philip Buisseret, secrétaire général de la FIEB (fédération de l’industrie belge des eaux et boissons rafraîchissantes), nous informe que « le volume total de l’eau en bouteilles mise sur le marché en 2024 était, selon l’administration des Accises, de 1,521 milliard de litres ». Avec une population belge d’environ 11 millions d’habitants, cela représente plus de 127 litres par personne chaque année, tandis que l’eau du robinet est consommée à hauteur de 200 à 220 litres par habitant.

Il y a 17 eaux minérales en Belgique, dont 10 en Wallonie, pour un total de 1,5 milliard de litres

Cependant, même si le prix peut atteindre jusqu’à 500 fois celui de l’eau du robinet, ce phénomène s’explique par plusieurs facteurs : « Le goût qui ne plaît pas pour l’eau de distribution (trop le goût de chlore) ou encore les scandales liés aux PFAS » sont souvent cités.

Focus sur les eaux minérales wallonnes

  • Bru : Captée dans les Ardennes liégeoises après un long voyage souterrain entre 40 et 60 ans. Produite à hauteur d’environ 35 millions de litres chaque année, son goût neutre lui permet d’accompagner parfaitement repas et vins.

  • Chaudfontaine : Rachetée par Coca-Cola Belgique en 2003, elle produit plus de 150 millions de litres chaque année, avec une part exportée vers les Pays-Bas.

  • Les différentes gammes proposées par Spa, comme Spa Finesse ou Spa Intense, contribuent également au succès local avec près de 500 millions de litres produits annuellement pour toutes ses variantes combinées.

L’impact préoccupant des PFAS

En fin d’année dernière, une enquête a révélé une forte pollution aux PFAS dans certaines eaux distribuéEs. Bien que cela ait suscité des inquiétudes parmi les consommateurs, Philip Buisseret assure qu’il n’y a pas eu d’impact significatif sur la consommation : « La consommation en 2023 a été de 1 504. ».

Un acteur économique déterminant : Spadel

Spadel se positionne comme un leader indiscutable dans le domaine des eaux minérales. Employant environ 1 350 travailleurs dont un tiers à Spa même, elle a vendu 1,07 milliard.

Mathieu Van Overstraeten précise : « Nous avons choisi.. éviter la surexploitation. » Le CEO Marc du Bois souligne également leur engagement envers l’environnement , affirmant que « cela n’a pas sens. ».

Face à ces chiffres impressionnants et ces enjeux environnementaux croissants, il semble essentiel pour chacun d’entre nous d’interroger nos choix quotidiens concernant notre consommation d’eau. Que ce soit au restaurant ou chez soi devant sa table familiale… La réflexion sur notre rapport à cette précieuse ressource est plus que jamais nécessaire.

Toujours perchée sur mes talons ou accrochée à mon téléobjectif, je vis au rythme des flashs et des confidences volées. Dans les coulisses d’un défilé ou derrière une haie lors d’un mariage de star, je déniche les instants qui font vibrer la planète people.

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