Valérie Lemercier : un regard franc sur la chirurgie esthétique
A 61 ans, Valérie Lemercier fait son grand retour avec Aimons-nous vivants, une comédie romantique qui aborde des thèmes sensibles. C’est surtout son prochain film, Bistouri, qui attire l’attention, où elle explore le sujet délicat de la chirurgie esthétique. Lors d’une interview sur BFMTV, elle a partagé ses réflexions sur la pression du paraître et sa propre expérience face aux critiques.
Une comédie pleine d’humanité
Dans Aimons-nous vivants, Valérie Lemercier se retrouve aux côtés de Gérard Darmon, incarnant un personnage touchant en proie à des pensées sombres. Ce long-métrage, sorti le 16 avril, évoque avec humour et tendresse des problématiques contemporaines. Elle affirme que ce film « aborde un sujet fort », tout en conservant une touche d’humanité.
Bistouri : une histoire personnelle
En parallèle de cette sortie cinéma, c’est dans son projet Bistouri que Valérie Lemercier se révèle davantage. Ce film met en lumière les conséquences tragiques d’une opération esthétique malheureuse vécue par une actrice qu’elle interprète elle-même. Avec audace, elle déclare :
Tout le monde, même les filles de 20 ans, se questionne. Comment voulez-vous que nous, à trois fois plus [d’âge], on ne se questionne pas ? C’est un sujet tabou.
Elle poursuit avec humour :
Si on joue et qu’on a des rôles à jouer de gens qui sont mieux et qu’on se retrouve avec une tête toute gonflée, ça ne marche pas.
Ce rôle est non seulement un défi artistique mais aussi une manière pour elle de dénoncer la pression incessante pesant sur les femmes dans l’industrie du spectacle.
Un parcours marqué par les préjugés
Malgré sa carrière couronnée de succès, Valérie n’a pas toujours eu confiance en elle. Dans une interview accordée à Gala en 2021, elle confiait avoir été complexée par son apparence physique :
J’ai été complexée par mon physique. Je n’étais vraiment pas la belle fille de l’école.
Des remarques blessantes ont jalonné son enfance :
Je l’ai même entendu d’une de mes tantes… je n’étais pas jolie du tout.
Cette souffrance s’est prolongée au fil des années avec des insultes cruelles comme :
Avec un oreiller sur la tête, ça ira !
Malgré ces épreuves difficiles et une période marquée par la dépression, Valérie a su trouver le moyen de tourner ces blessures en autodérision.
Aujourd’hui encore, elle choisit d’affirmer sa personnalité loin des diktats :
La mode permet de contourner les critiques et de vivre sa vie comme on l’entend.
Valérie Lemercier illustre ainsi comment affronter ses démons peut conduire à transformer ses faiblesses en forces créatrices. Son engagement dans le cinéma témoigne d’une volonté inébranlable : celle d’être authentique tout en suscitant réflexion et rires chez ceux qui croisent son chemin lumineux.



