Le prince héréditaire Alois de Liechtenstein appelle à la confiance institutionnelle lors de son discours d’ouverture
Ce jeudi 15 janvier, le prince héréditaire Alois de Liechtenstein a pris la parole devant les députés pour prononcer son discours traditionnel du Trône, marquant ainsi l’ouverture de l’année parlementaire. Dans un contexte mondial où la confiance dans les institutions s’effrite, il a souligné l’importance cruciale de maintenir cette confiance au sein du Liechtenstein tout en abordant les défis contemporains.
Un moment solennel à Vaduz
La cathédrale de Vaduz a résonné des chants liturgiques lors d’une messe célébrée par Mgr Benno Elbs, avant que le prince n’assiste à l’ouverture officielle au Landtag, le parlement monocaméral du pays. Le prince, âgé de 57 ans et régent depuis 2004, est apparu déterminé à rappeler aux élus leurs responsabilités envers le peuple.
« Ces défis persistent et nous accompagneront probablement tout au long de cette législature », a-t-il averti avec gravité.
Les membres du gouvernement étaient présents pour écouter ses mots forts qui ouvrent traditionnellement chaque nouvelle année politique.
La confiance institutionnelle en ligne de mire
Alois a mis en lumière une préoccupation majeure : « En ce début d’année, je me concentre sur un sujet lié à certains de ces défis : le net déclin de la confiance dans les institutions ». Il a insisté sur le fait que bien que la situation au Liechtenstein soit moins menacée qu’ailleurs, cette confiance doit être cultivée avec soin. « Cela concerne tout particulièrement la culture du consensus et les valeurs dont la préservation est également menacée dans notre pays », a-t-il ajouté.
Pour lui, il est essentiel que les élus prennent en compte toutes les voix des citoyens afin d’enrichir le débat politique.
Éducation et médias : des enjeux essentiels
Le prince héréditaire n’a pas hésité à aborder trois axes majeurs définissant l’avenir du pays : les médias, les associations et l’éducation. Il a plaidé pour un système éducatif robuste capable d’élever la population face aux défis technologiques croissants comme ceux posés par l’intelligence artificielle.
« C’est principalement au sein de nos nombreuses associations et communautés religieuses que nous apprenons et cultivons cette culture du consensus », a-t-il précisé. Son appel se veut donc un encouragement fort pour soutenir ces organisations vitales au sein de leur communauté.
Une année prometteuse s’annonce
Après le discours émouvant d’Alois, c’est Erich Hasler qui préside désormais la séance parlementaire avec sagesse tandis que Manfred Kaufman reste président du Landtag. Ce renforcement des institutions pourrait bien être porteur d’espoir dans une période incertaine.
En terminant ce moment solennel marqué par des réflexions profondes sur l’avenir politique et social du Liechtenstein, on comprend mieux pourquoi Alois incarne tant cet idéal commun auprès des citoyens. Sa vision claire d’un avenir fondé sur la confiance, tantôt chahutée mais toujours essentielle, rappelle chacun à ses devoirs civiques avec chaleur et détermination.



