Rima Abdul Malak : un parcours passionnant au service de la culture
Née à Beyrouth, Rima Abdul Malak a quitté son Liban natal pour s’épanouir en France. Ancienne ministre de la Culture, elle continue de défendre l’accès à la culture malgré son départ du gouvernement en 2024. Focus sur une femme engagée qui ne cesse d’inspirer par ses actions.
Une enfance marquée par le changement
Née le 11 février 1979 à Beyrouth, au Liban, Rima Abdul Malak voit sa vie basculer à l’âge de 10 ans quand sa famille fuit la guerre pour s’installer en France. Passionnée par les arts et les humanités, elle poursuit des études en sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Lyon avant d’obtenir un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) à l’université Panthéon-Sorbonne de Paris en 2000.
Un engagement humanitaire exemplaire
Son parcours professionnel débute dans l’humanitaire, où elle rejoint le Comité catholique contre la faim et pour le développement. Pendant cinq ans, Rima dirige les programmes de Clowns Sans Frontières, apportant soutien psychosocial aux enfants touchés par des crises grâce à des spectacles humoristiques. C’est sous cette bannière qu’elle réussit même à faire venir fréquemment Matthieu Chedid, connu sous le nom de M.
L’ascension dans le monde culturel français
En 2008, sa passion pour la culture attire l’attention des responsables politiques français. Elle intègre alors le cabinet de Christophe Girard, adjoint à la Culture à la mairie de Paris, avant de devancer conseillère culturelle auprès de Bertrand Delanoë entre 2012 et 2014. Son talent est rapidement reconnu sur une scène internationale lorsqu’elle est nommée attachée culturelle auprès de l’ambassade française aux États-Unis entre 2014 et 2018, promouvant ainsi divers mouvements artistiques tels que l’art contemporain ou encore le jazz.
De conseillère présidentielle à ministre
Après une période éloignée des projecteurs, Rima fait son retour dans les hautes sphères politiques en tant que responsable culture et communication au sein du cabinet d’Emmanuel Macron. Sa gestion durant la crise du COVID est saluée unanimement pour sa réactivité et son engagement exemplaire envers les artistes et créateurs.
En mai 2022, elle devient ministre de la Culture mais se voit contrainte d’abandonner ce poste quelques mois plus tard suite à la dissolution de l’Assemblée nationale ; Rachida Dati prend alors sa place après seulement un an et demi passés au ministère.
Une figure toujours active dans le domaine culturel
Depuis son départ du gouvernement en 2024, Rima Abdul Malak n’a pas relâché ses efforts pour promouvoir l’accès à la culture en France. Avant même son départ ministériel, elle a lancé Rima Poésie Club, inspiré du Jamel Comedy Club : un club qui met chaque trimestre sous les projecteurs des poèmes écrits par des jeunes talents multilingues.
Elle a également présidé récemment un jury consacré au Prix de la Jeune création photographique tout en participant activement aux soirées poésie dédiées aux mondes arabes.
Bien qu’elle ait pris ses distances avec les affaires gouvernementales pour l’instant, il semblerait que Rima ne soit pas prête pour un retour imminent dans ce milieu politique qu’elle a pourtant tant servi avec brio.
Au travers ces initiatives vibrantes et engagées, Rima Abdul Malak prouve que quitter une fonction officielle ne signifie pas abandonner ses passions ni ses luttes ; c’est plutôt une nouvelle page qui s’écrit avec créativité et dévouement envers ceux qui croient encore fermement au pouvoir transformateur de la culture.



