Triste nouvelle pour le monde de la musique : Andrew Mac Carthy, ancien membre du boys band G-Squad, a été retrouvé mort à l’âge de 52 ans chez lui à Drancy. Ce drame survient après des années de luttes personnelles et une tentative infructueuse de relancer sa carrière solo. Les circonstances tragiques de son décès soulignent les défis auxquels il a dû faire face au fil des années.
Un départ inattendu
Le 17 janvier, la police a découvert le corps d’Andrew Mac Carthy, dont le vrai nom était Olivier Robert, après qu’un appel lancé par ses proches ait alerté sur son absence prolongée. La perte d’un artiste qui avait marqué toute une génération laisse un vide immense. D’après les informations rapportées par le journaliste Jean-Marc Morandini, la piste du suicide semble être privilégiée, et un important nombre de médicaments aurait été ingéré.
Le journaliste Yves Berton témoigne : « Andrew prenait beaucoup de drogue et buvait de l’alcool et avait énormément grossi ces dernières années ». Une triste réalité qui met en lumière les combats internes que l’artiste a menés loin des projecteurs.
Le phénomène G-Squad
G-Squad, révélé par Pascal Sevran dans La chance aux chansons, est sans conteste l’un des premiers boys bands français à avoir marqué les esprits avec des tubes tels que Raide dingue au monde ou Aucune fille au mondeComposé initialement de Chris Keller, Marlon, Gérald Jean-Laurent, Mika et Andrew Mac Carthy, ce groupe a su séduire un large public grâce à leur premier album éponyme qui s’est vendu à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires.
Cependant, la joie du succès fut éphémère. Très vite après le lancement du groupe, Andrew et Gérald ont décidé de quitter G-Squad. Les trois autres membres ont tenté en vain de poursuivre leur aventure musicale avec un deuxième album qui n’a pas rencontré le succès escompté avant que le trio ne se dissolve définitivement en 1998.
Une quête personnelle
Après cette période tumultueuse, Andrew Mac Carthy s’est éloigné des feux des projecteurs pour retrouver une forme d’équilibre personnel. En 2018, il tentait un retour avec plusieurs titres en anglais tels que Borderline, U Don’t Fool Me et Somebodyaprès s’être converti au bouddhisme. Malheureusement, cette réinvention artistique n’a pas porté ses fruits comme espéré.
Jusqu’à présent, la famille d’Andrew n’a pas encore confirmé officiellement son décès alors que des analyses médico-légales sont attendues pour clarifier les circonstances entourant cette tragédie.
En mémoire d’Andrew Mac Carthy, nous nous rappelons non seulement d’un talent musical mais aussi d’une âme tourmentée cherchant sa place dans ce monde complexe. Que sa mémoire vive dans nos cœurs ainsi qu’à travers sa musique intemporelle qui continuera d’inspirer ceux qui l’écoutent.



