Anna Mouglalis raconte son expérience traumatisante face à un homme lors d'un tournage difficile

Le 17 décembre 2024, plusieurs actrices ont témoigné devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les violences sexuelles dans le cinéma. Parmi elles, Anna Mouglalis, Nina Meurisse et Sara Forestier ont partagé des expériences traumatisantes. Le rapport de cette enquête sera rendu public le 9 avril 2025.

Anna Mouglalis partage un témoignage troublant sur un tournage

L’actrice Anna Mouglalis a évoqué une scène particulièrement difficile à tourner. Lors d’un film, elle devait être nue au-dessus d’un homme. Elle a refusé en raison de l’angle de la caméra qui exposait son sexe. En réponse à ses préoccupations, on lui a dit de ne pas s’inquiéter. Après avoir vérifié la prise, elle a constaté qu’il s’agissait d’un plan par-derrière où tout était visible. Malgré son refus signalé à la scripte et à son agent, ce plan a été conservé au montage et apparaît même dans la bande-annonce du film.

Anna Mouglalis raconte son expérience traumatisante face à un homme lors d’un tournage difficile

Sur un autre tournage marquant, Anna raconte avoir subi des violences physiques : « C’était très prévisible puisque l’acteur et le reste de l’équipe masculine s’étaient alcoolisés dès le petit-déjeuner. Au moment où l’acteur m’a mis une droite, le réalisateur a dit : ‘On continue à tourner ! ‘ ». Ce témoignage met en lumière les conditions souvent dangereuses auxquelles sont confrontées les femmes dans l’industrie cinématographique.

Nina Meurisse décrit des expériences traumatisantes dès son enfance

La comédienne Nina Meurisse se remémore sa première expérience sur un plateau à seulement 10 ans. Dans ce film comportant une scène de viol, un jeune acteur lui saute dessus brutalement en tentant de soulever sa robe. Elle explique : « J’ai dix ans, je n’ai même jamais embrassé un garçon, je suis tétanisée ». Cette situation illustre non seulement la précocité avec laquelle certaines actrices sont exposées à des scènes inappropriées mais aussi leur vulnérabilité face aux abus.

À peine majeure, Nina se retrouve dans une nouvelle scène sexuelle impliquant un homme beaucoup plus âgé qu’elle : « Il doit m’appeler dans la salle de bain et me dire de me mettre à genoux pour lui faire une fellation. Je me fais très mal au genou. Il me donne plein de baffes en me disant : ‘T’aimes ça, salope ! ‘ Je me mets à pleurer… ». Son récit souligne les pressions imbéciles exercées sur les jeunes actrices sous couvert d’une prétendue exigence artistique.

La commission d’enquête vise à mettre fin aux abus dans le cinéma

Les témoignages puissants recueillis lors des auditions visent non seulement à dénoncer les abus passés mais également à établir des mesures concrètes pour protéger les futures générations d’artistes du cinéma français. La publication du rapport attendu le 9 avril 2025 pourrait ouvrir la voie vers une réforme nécessaire afin que ces situations ne se reproduisent plus.

Ces récits poignants mettent en exergue l’urgence d’agir contre ces violences structurelles qui persistent depuis trop longtemps dans l’industrie cinématographique française.

Toujours perchée sur mes talons ou accrochée à mon téléobjectif, je vis au rythme des flashs et des confidences volées. Dans les coulisses d’un défilé ou derrière une haie lors d’un mariage de star, je déniche les instants qui font vibrer la planète people.

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