Chapô : Anouk Grinberg a témoigné sur France 5 de son expérience douloureuse liée au viol subi dans son enfance et de sa relation avec Bertrand Blier. L’actrice a également donné son avis sur le procès en cours de Gérard Depardieu, accusé d’agressions sexuelles, qu’elle a suivi de près. Son témoignage poignant révèle la violence du système judiciaire envers les victimes.
Anouk Grinberg relate son expulsion du procès de Gérard Depardieu
Anouk Grinberg a été contrainte de quitter le procès de Gérard Depardieu, une situation qu’elle décrit comme insupportable. Elle explique : « Un cri. C’est-à-dire, ça faisait à peu près six heures que j’écoutais du vomi. Le vomi, c’est le travail de l’avocat de Depardieu, dont Depardieu a l’air très content. C’est un homme d’une violence inouïe. Après leurs agressions, il y avait deux femmes qui se faisaient doublement agresser par l’avocat ». Ses paroles soulignent la brutalité des tactiques utilisées par la défense.
L’avocat défendant Gérard Depardieu a profondément affecté Anouk Grinberg qui confie avoir ressenti un intense dégoût à l’égard des propos tenus lors du procès : « Et moi, j’en ai aussi pris pour mon grade, parce que lui, vraiment, il hait les femmes à un point. Enfin, c’est phénoménal. À un moment, oui, un truc m’est sorti de dégoût de ces hommes qui humilient les femmes, qui les abaissent ».
L’actrice critique sévèrement Gérard Depardieu
Anouk Grinberg ne cache pas ses sentiments vis-à-vis de Gérard Depardieu et n’hésite pas à qualifier cet homme aux prises avec des accusations graves : « Il a l’enfer en lui, cet homme. Il est incapable de la moindre empathie ». Selon elle, cette incapacité est révélatrice d’un profond malaise humain.
Elle ajoute que même si cela aurait pu changer les choses pour lui : « Peut-être que ça aurait restauré quelque chose de ce qu’il était avant ». Anouk évoque une période où elle voyait en lui « un homme qui avait des moments poétiques », affirmant qu’aujourd’hui il n’y a plus aucune trace d’« humanité » en lui.
Cette réflexion amère sur le personnage complexe qu’est Gérard Depardieu, elle mentionne : « Et pour se défendre, c’est pathétique », illustrant ainsi sa désillusion face à celui qu’elle connaissait autrefois sous un jour positif.
Cet échange riche et sincère souligne non seulement les blessures personnelles d’Anouk Grinberg mais aussi la lutte acharnée contre la culture du silence entourant les violences faites aux femmes dans le milieu artistique et au-delà.



