Charlotte Gainsbourg : la Maison Serge Gainsbourg sauvée par un proche après des turbulences judiciaires
La Maison Serge Gainsbourg, joyau de l’héritage musical français, a failli sombrer dans les difficultés financières. Après une guerre judiciaire avec son associé Dominique Dutreix, Charlotte Gainsbourg voit finalement l’avenir du musée s’éclaircir grâce à Philippe Dabi, un homme d’affaires proche de la famille.
Située rue de Verneuil dans le VIIᵉ arrondissement de Paris, l’ouverture de la Maison Serge Gainsbourg devait être un moment festif pour les fans du chanteur décédé en mars 1991. Au lieu de cela, ce projet tant attendu a été assombri par des difficultés financières et judiciaires qui ont mis Charlotte Gainsbourg dans une position délicate.
Une guerre contre l’associé
Les complications ont commencé lorsque Charlotte et Dominique Dutreix, co-propriétaires à parts égales de la société gestionnaire du musée, se sont retrouvés en conflit. Selon Le Parisiencette collaboration a rapidement dégénéré en litige. En effet, Dutreix a été condamné à verser près d’un million d’euros (précisément 482 000 euros et 506 000 euros) pour avoir indûment prélevé sur le compte courant de la Maison Gainsbourg. Cette affaire a gravement fragilisé la structure financière du projet si cher au cœur de Charlotte.
Dutreix n’a pas seulement fait face à des poursuites civiles ; il est également poursuivi pénalement pour abus de biens sociaux. Ces allégations ont conduit au gel des paiements à plusieurs fournisseurs impliqués dans les travaux nécessaires à l’ouverture du musée, entraînant ainsi un retard conséquent de dix-huit mois.
La maison enfin sauvée
Face aux dettes accumulées et à une situation alarmante, la Maison Gainsbourg a dû être placée en redressement judiciaire. C’est alors qu’un soutien inattendu est apparu : Philippe Dabi, dirigeant des laboratoires Bioclinic et fort d’une fortune estimée à 100 millions d’euros, s’est engagé pour sauver le projet familial.
Ce jeudi 8 janvier 2026, Le magazine révèle que la Maison Gainsbourg a été reprise pour 850 000 euros via sa holding Avoda appartenant à Dabi. Un accord crucial entre Charlotte et cet « ami » permet désormais d’envisager l’avenir sous un meilleur jour : « Ce contrat représente 2,9 millions d’euros sur cinq ans et expire en 2027 » , souligne-t-elle avec soulagement.
La renaissance de ce lieu emblématique ne pourrait pas mieux tomber alors que Charlotte souhaite préserver son héritage familial tout en continuant à faire vivre le souvenir vibrant du poète maudit.
En finançant ce projet cher au cœur des fans comme au sien proprement dit, Philippe Dabi incarne cette solidarité familiale indispensable qui permettra sans doute aux nouvelles générations d’apprécier encore longtemps l’univers unique créé par Serge Gainsbourg.



