Hélène de Fougerolles : Une mère et une actrice engagée face à l’autisme
Ce lundi 28 avril, Hélène de Fougerolles a fait son grand retour sur le petit écran dans la série « Sam » sur TF1, après une pause bien méritée pour s’occuper de sa fille Shana, atteinte d’autisme. Dans un récit touchant et sincère, l’actrice partage son parcours et ses réflexions sur cette réalité qu’elle découvre depuis la naissance de sa fille en 2003.
Un diagnostic difficile à accepter
Longtemps discrète sur le sujet, Hélène a enfin brisé le silence en 2021 avec son livre « T’inquiète pas maman, ça va aller », où elle évoque les premières années difficiles marquées par des doutes et des incompréhensions. Elle se souvient avec émotion des paroles parfois cruelles entendues chez certains spécialistes : « Il y a 15 ans, soit un enfant est handicapé mental, soit il va bien. » Cette vision réductrice lui reste en travers de la gorge.
Pour elle, « dire ‘handicapé mental’, c’est réducteur ». Ma fille est particulière, elle est différente, mais sûrement pas déficiente. » Ces mots résonnent profondément alors qu’Hélène souligne que ces étiquettes ne prennent jamais en compte des qualités précieuses comme l’intelligence émotionnelle ou l’empathie. « On ne parle jamais du cœur de ces personnes-là », confie-t-elle.
Une nouvelle saison pleine d’émotion
Dans cette huitième saison de « Sam », Hélène incarne une héroïne aux prises avec les défis liés à une adolescente atteinte du syndrome d’Asperger. À travers ce rôle fort symboliquement lié à sa propre vie familiale, elle montre comment elle a transformé la différence de Shana en force. Avec tendresse et humour, Hélène dit même : « Je suis obligée de rester à son âge. J’ai 14 ans d’âge mental. »
Elle décrit Shana comme lumineuse et pleine d’optimisme : « Elle voit le positif partout » et cherche sans cesse à faire du bien autour d’elle. Loin des stéréotypes habituels qui entourent les enfants autistes, Hélène rappelle que tout le monde possède ses particularités : « On essaie de se coller des étiquettes avec des acronymes à rallonge », déclare-t-elle dans Gala.
Un engagement au-delà des mots
En plus de partager son expérience personnelle, Hélène s’est engagée activement pour améliorer les conditions des jeunes adultes autistes grâce à La Maison de Shana, cofondée en 2021 avec l’Institut des Parons. Cet espace chaleureux vise à offrir un accompagnement respectueux qui valorise chaque individualité loin des structures institutionnelles trop rigides.
Hélène milite ainsi pour une meilleure compréhension des troubles du spectre autistique (TSA), notamment chez les filles souvent laissées pour compte lors des diagnostics. Pour elle, l’autisme n’est pas un problème ; c’est simplement une autre façon plus authentique et sensible d’appréhender le monde.
Avec détermination et amour inconditionnel pour sa fille Shana, Hélène continue ainsi sa lutte non seulement pour aider sa propre famille mais aussi toutes celles qui vivent cette réalité complexe et belle à la fois. En agissant aujourd’hui pour demain, elle offre ainsi un message plein d’espoir aux familles confrontées au handicap : chaque différence peut devenir une source incroyable de richesse humaine.



