Chapô : Dalida, icône de la chanson française, a marqué le quartier de Montmartre où elle a vécu pendant 25 ans. Sa maison, au 11 bis rue d’Orchamps à Paris, est un symbole du luxe et de l’art déco des années 1960. Après sa mort tragique en 1987, cette demeure est devenue une adresse emblématique pour les visiteurs.
Dalida a habité une maison unique à Montmartre
Sur la façade du 11 bis rue d’Orchamps, un écriteau rappelle aux passants que « Dalida a vécu dans cette maison de 1962 à 1987. Ses amis montmartrois ne l’oublieront pas ». C’est ici, dans ce quartier calme du XVIIIe arrondissement de Paris, que la chanteuse a laissé une empreinte indélébile. Dans une interview en 1977, elle expliquait son choix : « J’aime cette maison. D’abord parce qu’elle est située dans un quartier très calme. Enfin, il y a du soleil ».
Construite en 1927, la maison était auparavant habitée par Louis-Ferdinand Céline avant d’être acquise par Dalida auprès d’un comptable qui l’avait rachetée.
Quel était le cadre idyllique de son domicile parisien ?
À l’époque où elle achète sa demeure, Dalida se retrouve en compétition financière avec Jean-Paul Belmondo pour ce refuge paisible. La propriété se distingue par ses trois niveaux et son style art déco apprécié par l’interprète de Mourir sur scèneAvec son balcon et sa terrasse offrant calme et vue imprenable sur Paris, c’était exactement ce dont rêvait Dalida.
À l’intérieur se trouvaient des bibelots rapportés de ses nombreux voyages autour du monde ainsi que des livres qui reflétaient sa passion pour la littérature. Des tableaux et des statues contribuaient également au charme unique de cet espace où elle vécut entourée de ceux qu’elle aimait.
Quelle tragédie marqua les lieux ?
Après avoir résidé dans cette maison pendant 25 ans entourée d’amis proches et amants successifs, c’est entre ces murs qu’elle mit fin à ses jours à 54 ans en ingérant une dose mortelle de barbituriques. Elle avait laissé derrière elle un message poignant : « La vie m’est insupportable, pardonnez-moi ».
Suite à sa mort dans la nuit du 2 au 3 mai 1987, c’est son frère Orlando qui hérita de la maison mais n’osa jamais y retourner. Il décida ensuite de vendre le bien afin d’honorer les frais liés à la succession. Il confia plus tard au Figaro : « Si j’avais su que ma sœur aurait eu une telle carrière après son départ ».
L’héritage durable malgré la vente
Depuis lors, la demeure fut divisée en plusieurs propriétés exceptionnelles mais reste ancrée dans le cœur des Parisiens et des touristes comme le lieu où Dalida vécut tant d’années. Malgré les incertitudes quant à son avenir immobilier actuel ou futur, Montmartre conserve précieusement le souvenir vibrant d’une artiste inoubliable.
Aujourd’hui encore. près du cimetière où repose Dalida – non loin de chez elle – les visiteurs affluent devant son buste pour rendre hommage à celle qui fut sans conteste l’une des figures emblématiques du quartier parisien.



