La princesse Ahad d’Oman : un nouveau souffle pour la monarchie
En ce début d’année 2026, la princesse Ahad d’Oman s’illustre par son engagement public lors de sa visite à Moussandam, à l’occasion de l’anniversaire du règne du sultan Haitham ben Tarik. À 56 ans, elle devient le symbole d’une modernité dans les royautés du Golfe, en étant la première épouse d’un chef d’État omanais à avoir un agenda officiel. Son rôle marquant reflète les ambitions de son époux qui souhaite réformer et occidentaliser la monarchie.
Un rôle sans précédent au sein de la royauté
La princesse Ahad Al Busaidiyah est une figure unique dans le paysage des familles royales du Golfe. En tant que descendante directe du premier sultan de la dynastie Al Said, elle se démarque par son implication publique. Le sultan Haitham a rompu avec les traditions établies en mettant en lumière le rôle de son épouse, contrastant avec celle de son prédécesseur, le sultan Qabous, qui était resté célibataire toute sa vie.
Le sultan a déclaré vouloir « moderniser » et « occidentaliser » la monarchie omanaise. En effet, il a modifié la constitution pour instaurer une monarchie héréditaire et désigner officiellement son fils comme prince héritier, rompant ainsi avec des pratiques séculaires.
Une visite pleine d’engagements
Lors de cette mission dans l’exclave de Moussandam, où elle a des liens familiaux forts, , Ahad effectue plusieurs visites significatives : inauguration du nouvel hôpital de Khassab, rencontres avec des artisans locaux afin de soutenir l’entrepreneuriat et échanges enrichissants avec une association regroupant les femmes de la région. Cette année commence sur les chapeaux de roues pour elle !
Au cours des festivités célébrant le règne débuté le 11 janvier 2020, on peut observer que « le programme ressemble à celui d’une reine européenne », témoignant ainsi d’un changement radical dans l’approche royaliste au Moyen-Orient.
Une nouvelle dignité pour les femmes
Le titre peu usité mais créé spécialement pour elle est traduit par « l’Honorable dame » ou « la Vénérable dame », affirmant ainsi sa place légitime au sein des institutions officielles. Avec deux fils et deux filles issus de leur union monogame, une exception notable parmi ses homologues arabes souvent polygames, , cette dynamique familiale renforce encore plus son image innovante.
Peu avant sa visite à Moussandam, le palais avait souligné que ce séjour était particulièrement important car il coïncide avec les célébrations annuelles dédiées au sultan. La présence active et visible d’Ahad n’est pas seulement un fait divers ; c’est une véritable évolution sociétale qui inspire espoir et admiration.
À travers ces engagements publics audacieux, la princesse Ahad ne se contente pas simplement de représenter Oman ; elle incarne également un avenir prometteur où tradition rime enfin avec modernité et égalité des sexes dans cette région si riche en histoire. Alors qu’elle continue à naviguer entre ses responsabilités royales et ses initiatives sociales, on ne peut que souhaiter qu’elle soit suivie par d’autres figures féminines inspirantes dans tout le monde arabe.
Dans ce contexte chargé en émotions positives, son rayonnement est incontestablement porteur d’un message fort vers toutes celles qui aspirent à faire entendre leur voix !



