L’inégalité hommes-femmes : un sujet brûlant sur le plateau des Grandes Gueules
Dans le numéro des Grandes Gueules diffusé ce lundi 24 novembre 2025, l’avocate Chirinne Ardakani a fait une comparaison audacieuse entre Gisèle Pélicot et le personnage de Blanche-Neige, soulevant des questions cruciales sur les inégalités persistantes entre les sexes. Elle a mis en lumière la problématique du sexisme dans la société actuelle, tout en dénonçant les clichés véhiculés par l’éducation.
Les hommes au centre du problème ?
Sur le plateau, Chirinne Ardakani n’a pas hésité à pointer du doigt la responsabilité masculine dans la pérennisation de ces inégalités. Selon elle, “Toutes les femmes qu’il y a sur ce plateau, et peut-être même des hommes. ont fait l’objet de violences sexuelles ou ont manqué de faire l’objet de violences sexuelles. parce que nous savons aujourd’hui que l’inceste. c’est commis par qui ? Majoritairement par des hommes”. Une déclaration forte qui souligne une réalité inquiétante.
L’avocate nuance toutefois sa pensée : “Je ne dis pas que tous les hommes commettent des violences. Je dis que la violence des hommes et la façon dont les hommes se comportent en société ne respectent pas le consentement des partenaires, tout ça est organisé.” Elle insiste sur l’importance d’une éducation plus respectueuse dès le plus jeune âge.
Blanche-Neige et Gisèle Pélicot
Lors de cette discussion incisive, Chirinne Ardakani s’est également penchée sur l’impact négatif que peuvent avoir certains contes traditionnels. D’après elle, “Blanche-Neige, c’est le fait qu’on puisse. alors qu’une femme gît morte sur le lit. on embrasse”. En faisant référence à Gisèle Pélicot, récemment humiliée lors d’un procès controversé, elle établit un lien troublant : “Blanche neige c’est Gisèle Pélicot avant l’heure”.
Cette affirmation a suscité étonnement et débat parmi ses interlocuteurs. L’animateur Charles Consigny, intrigué, lui demande pourquoi cela ne pourrait pas être Gisèle Pélicot. En réponse aux remarques concernant la marâtre empoisonneuse dans conte classique, Chirinne déclare vigoureusement : “La marâtre qui est vieille. tout ça sont évidemment des clichés sexistes.”
Olivier Truchot intervient en soulignant que lorsque c’est un homme qui réveille Blanche-Neige, cela devient moins problématique selon certains standards culturels. Mais Ardakani rétorque avec force : “Les femmes. sont censées être présentées comme des vieilles aigries qui veulent la peau d’autres femmes.”
À travers ce dialogue passionné et engagé sur RMC, Chirinne Ardakani appelle à une réflexion profonde sur notre héritage culturel et éducatif afin d’éradiquer ces stéréotypes néfastes. C’est une invitation à revisiter notre manière de voir les relations entre hommes et femmes pour construire un avenir plus juste où chacun trouve sa place sans préjugés ni discriminations.
En somme, il appartient à chacun d’entre nous de contribuer à cette évolution sociétale essentielle pour garantir égalité et respect au sein de nos communautés.



