Ary Abittan : entre controverses et spectacles maintenus
Le monde de l’humour est en émoi suite à la déprogrammation d’Ary Abittan dans plusieurs salles françaises. Tandis que des voix s’élèvent pour contester sa venue, notamment celle de l’humoriste Florence Mendez, le Cirque royal à Bruxelles continue de maintenir son spectacle prévu le 27 janvier. Mais jusqu’où ira cette tension ?
Des annulations qui interrogent
La salle Étincelle à Bergerac a décidé d’annuler la représentation d’Ary Abittan prévue le 12 février, invoquant des « raisons financières » dues à un faible nombre de billets vendus. Parallèlement, le Théâtre du Martolet à Saint-Maurice a également annulé sa venue le 23 mai, citant un climat tendu autour de ses représentations.
Florence Mendez n’a pas tardé à réagir sur les réseaux sociaux : « Aller le voir, c’est soutenir un agresseur sexuel avéré […]. La mobilisation fonctionne […] Continuons. » Son appel a suscité une importante vague de soutien et de contestation.
Une position délicate pour les organisateurs
Face aux polémiques qui entourent souvent les spectacles d’Ary Abittan, Denis Gerardy, directeur du Cirque royal, a tenu à rappeler la complexité juridique entourant ces événements. « Juridiquement, nous n’avons aucun argument pour refuser une location, » explique-t-il. Il souligne également que bien qu’il ait un grand respect pour les mouvements féministes qui protestent contre la venue d’Ary Abittan, il ne peut pas se prononcer sur des accusations dont il n’a pas connaissance.
Cependant, la situation reste précaire : « Si demain, la Ville de Bruxelles devait décider d’annuler ou interdire un spectacle, il lui faut des arguments massifs. » Les conséquences pourraient être lourdes financièrement pour la ville si elle venait à annuler sans justification solide.
Un succès malgré tout ?
Pourtant, malgré ces tensions et controverses croissantes autour d’Ary Abittan en France comme en Belgique, avec déjà 900 places vendues sur 1500 assises, selon les chiffres fournis par Denis Gerardy, son spectacle semble attirer l’attention du public. Le Cirque royal gère environ 200 dates par an, mais fait face régulièrement à des controverses concernant certains artistes.
En dépit des critiques qui fusent ici et là et des appels au boycott lancés par certaines personnalités publiques comme Mendez ou encore Richard Berry dans une autre controverse récente, Ary Abittan continue sa route vers Bruxelles avec son spectacle programmé pour bientôt.
Le ton est donné : alors que certains appellent au silence face aux dérives supposées d’Ary Abittan, nombreux sont ceux qui choisissent ce chemin tumultueux où art et opinions se heurtent inévitablement. La question demeure : jusqu’où ira ce combat entre liberté artistique et éthique personnelle ?
La scène est prête. mais qu’en sera-t-il vraiment lors du grand soir ?



