La fierté d’un chef belge : Karen Torosyan, une étoile montante de la gastronomie
Karen Torosyan, le chef belge déjà reconnu pour son talent, vient de franchir une étape marquante dans sa carrière en étant l’un des rares chefs à avoir dirigé une épreuve de Top Chef. En recevant un prix prestigieux qui place son restaurant Le Bozar parmi les 100 meilleurs au monde, il ressent à la fois fierté et responsabilité, conscient du poids que cela représente pour lui et pour le paysage gastronomique belge.
Un moment de gratitude
« Je ressens de la fierté pour la famille, la maison d’abord. En même temps, j’ai le sentiment de prendre conscience du temps qui passe car, pour moi, ce titre allait avec un statut de chef affirmé, de modèle », confie-t-il. Cette reconnaissance n’est pas seulement personnelle ; elle est aussi représentative des efforts d’une équipe dévouée et du dynamisme culinaire belge.
Pour Karen Torosyan, recevoir ce prix unique est « très important » : « Il y a énormément de chefs en Belgique et des gens plus talentueux que moi qui ne l’auront jamais… Je suis très heureux ». Ce succès est également une forme d’engagement envers ses pairs et ses clients.
Une cuisine entre tradition et modernité
Interrogé sur sa vision culinaire actuelle, il explique : « C’est une cuisine qui a été construite sur de bonnes bases classiques. Mais avec l’envie irrésistible de rester dans l’air du temps et d’y apporter une touche personnelle ». Pour lui, chaque plat doit être le reflet d’une expérience authentique où les convives se sentent bien dans un cadre chaleureux.
Il raconte sa quête incessante des meilleurs ingrédients : « Chercher de bons produits, c’est mon devoir. Comme ce beurre produit dans une ferme qui a seulement 30 vaches… ». Cette passion se traduit par un service simple mais élégant qui accompagne parfaitement ses créations culinaires.
Émotion avant technique
Karen souligne que son approche va au-delà des techniques complexes : « Ce qui m’anime, ce n’est pas la technique, mais l’émotion. car je suis sensible et à fleur de peau ». Sa sensibilité lui permet non seulement d’interagir avec ses plats mais aussi avec les personnes qu’il nourrit.
Sa récente expérience chez Bernard Pacaud à Paris a été déterminante pour lui : « J’ai pris la plus grosse claque de ma vie en matière de produits. c’était incroyable », dit-il. Bien qu’il admire cette cuisine classique qu’il apprécie manger sans vouloir forcément s’y conformer dans ses propres préparations.
L’avenir sous le signe du partage
En regardant vers l’avenir, Karen souhaite continuer à évoluer tout en restant fidèle à son essence créative. Selon lui : « Je veux juste continuer à évoluer sans me lasser », soulignant ainsi sa distinction entre ambition saine et obsession destructrice.
Lors du dîner gala organisé par Gault & Millau où il a cuisiné pour 860 personnes, il a choisi une recette emblématique tout en gardant simplicité : « On a fait une très belle poulette de Racan rôtie en cocotte… Nous avons passé un temps fou à trouver la bonne variété ».
C’est cette quête perpétuelle d’excellence alliée à son authenticité chaleureuse qui fait briller Karen Torosyan sur la scène gastronomique mondiale. Avec chaque plat servi ou chaque sourire partagé autour d’une table richement garnie , il nous rappelle que derrière chaque assiette se cache non seulement un savoir-faire artisanal mais aussi beaucoup d’émotions humaines prêtes à émerveiller nos papilles.



