Lila Salet : le récit poignant d’une emprise destructrice
Dans un témoignage déchirant, Lila Salet lève le voile sur sa relation tumultueuse avec Jean Imbert. Dans le podcast Les Voix du crimeelle décrit son expérience comme une “chute vertigineuse sous domination”. Un parcours où les premiers instants enchanteurs ont rapidement laissé place à la souffrance et à l’isolement.
Une rencontre envoûtante qui se transforme
Tout commence en 2012, après un tournage où Lila, alors âgée de 20 ans, croise le chemin de Jean Imbert, âgé de 31 ans, déjà bien établi dans le milieu culinaire. Au départ, elle avoue n’être pas intéressée par lui mais finit par céder face à l’inondation de messages et d’attention qu’il lui accorde. Très vite, cette relation prend des allures de rêve : des cadeaux somptueux, des escapades inattendues comme un voyage en Orient-Express.
« Là où tu n’étais pas amoureuse, tu te dis que peut-être ça peut devenir une belle histoire », confie-t-elle avec nostalgie. Cependant, cette période idyllique s’avère être une façade derrière laquelle se cache une manipulation insidieuse.
L’isolement progressif
Rapidement après leur rencontre, Lila emménage chez Jean. Elle raconte que son compagnon ne supportait pas qu’elle soit loin et que sortir avec des amis devenait un vrai casse-tête : « C’était une guerre permanente, du chantage affectif ». Ses passions sont mises de côté ; même sa musique est sacrifiée au profit d’un contrôle grandissant.
Lila décrit comment ses proches se sont éloignés petit à petit tandis que les critiques pleuvaient sur son apparence : « Tu t’es vue ce matin ? T’es moche. T’es con », lui disait-il régulièrement.
Les violences révélatrices
La situation prend une tournure inquiétante lorsque surviennent les premières violences physiques. Lors d’un séjour en Italie à Florence, elle révèle avoir été griffée et giflée, puis aspergée de champagne dans les yeux suite à des accusations infondées concernant sa fidélité. Sur ces récits tragiques, ses avocates contestent fermement la véracité des événements évoqués par Lila.
Elle rétorque avec force : « Combien de gens sourient sur des photos alors qu’ils vont mal ? »
Un second épisode violent aurait lieu à Paris en 2013 lorsqu’elle tente de s’isoler dans sa salle de bain face aux accès agressifs de Jean Imbert qui aurait démonté les portes pour entrer chez elle.
La quête d’une justice tardive
Après plusieurs années marquées par la peur et le silence imposé par son compagnon influent, Lila décide enfin d’agir. En avril 2025, elle se joint à trois autres femmes dont Alexandra Rosenfeld pour dénoncer leurs expériences similaires d’emprise et de violence verbale ou physique subies auprès du chef cuisinier.
En août 2025, fort courageusement malgré le délai légal pour certaines accusations tombant sous prescription légale, Lila dépose une nouvelle plainte qui sera suivie par l’ouverture d’une enquête pour “violences sur conjoint”. Pendant ce temps-là, Jean Imbert suspend ses fonctions professionnelles dans l’attente des conclusions judiciaires tout en étant soutenu par ses avocates qui jugent ces allégations biaisées.
Lila conclut avec détermination : « Des gens l’ont couvert. Il faut que ça cesse ! » Elle aspire aujourd’hui non seulement à obtenir justice mais également à inspirer toutes celles qui vivent ou ont vécu ce type d’abus silencieux afin qu’elles puissent trouver la force nécessaire pour briser leur propre silence.
En partageant son histoire difficile mais pleine d’espoir pour demain, Lila Salet incarne ainsi courageusement la lutte contre toute forme de domination et rappelle combien il est essentiel que chaque voix soit entendue dans ce combat collectif contre la violence faite aux femmes.



