Marina Carrère d’Encausse : briser le tabou de l’alcool au féminin
Dans son nouveau documentaire L’alcool au féminin : elles brisent le tabou, réalisé par Alexandra Combe et diffusé le 13 mai prochain sur France 5, Marina Carrère d’Encausse aborde une thématique délicate en se confiant sur sa propre expérience avec l’alcool. Sur le plateau de C l’hebdo la suite, elle a partagé ses réflexions et ses précautions avant chaque direct.
Un rapport prudent avec l’alcool
Lors de son intervention, Marina a déclaré sans détour : « Ah non, alors, surtout pas, parce que je ne suis pas sûre que j’aurais été. Au contraire, je suis très sobre. » Elle explique qu’avant un direct, elle évite même les aliments crus pour ne pas risquer d’être malade. Son approche est claire : « Je suis très, très prudente. »
Cette manière de s’assurer de garder toute sa lucidité et sa concentration lors des émissions en direct témoigne de sa volonté de préserver la qualité du travail fourni.
L’alcool « tendre » selon Marina
Si certains peuvent avoir un comportement peu agréable sous l’effet de l’alcool, Marina se définit quant à elle comme ayant « l’alcool tendre ». En plaisantant sur ses réactions possibles sous influence alcoolique, elle raconte : « Je pense que je pourrais faire des câlins aux invités, dont j’évite totalement ce genre de choses. » Cela montre bien sa volonté de rester professionnelle et dans « la pleine possession » de ses moyens.
Claire Chazal présente également sur le plateau évoque une autre réalité journalistique. Pour elle, boire un verre avant un journal était courant : « C’était assez fréquent. Un petit verre pour favoriser la convivialité. mais cela ne nous a pas empêchés de faire des journaux très sérieusement. » Un témoignage qui met en lumière les pratiques parfois ambiguës dans le milieu médiatique.
Quand faut-il s’inquiéter ?
La discussion s’est ensuite tournée vers les signes qui doivent alerter concernant une éventuelle dépendance à l’alcool. Aurélie Casse pose la question essentielle : « Mais à quel moment on se dit qu’on a un problème avec l’alcool ? Comment le mesurer ? » La réponse de Marina est sans équivoque :
« Le problème, c’est vraiment être dépendant de ce produit, » souligne-t-elle. Pour elle, il ne suffit pas d’évaluer simplement des consommations excessives ; il faut aussi considérer comment ces habitudes impactent réellement la vie quotidienne.
Elle ajoute des éléments cruciaux pour reconnaître une addiction potentielle : « Quand on commence à y penser dès le matin, quand on boit tout seul et caché notamment. » Ces avertissements soulignent combien il est important d’être vigilant face à cette problématique trop souvent minimisée.
Le parcours personnel et professionnel de Marina Carrère d’Encausse, teinté par des réflexions profondes sur l’usage social et individuel de l’alcool chez les femmes aujourd’hui, résonne comme un appel à oser parler sans gêne ni honte. Dans cette quête pour lever le voile sur un sujet encore trop tabou dans notre société moderne, son témoignage incarne une voix forte et nécessaire qui pourrait aider beaucoup d’autres femmes à sortir du silence.



