Miss France : des révélations troublantes et des voix qui s’élevent
Le monde des Miss est secoué par le livre-choc d’Hubert Guérin, ancien collaborateur de Geneviève de Fontenay. Ce dernier révèle des violences au sein de l’institution entre 1990 et 2002. En réponse à ces accusations graves, plusieurs anciennes Miss prennent la parole pour défendre leur expérience personnelle. Au cœur de ce tourbillon médiatique, Laury Thilleman exprime son soutien aux victimes tout en assurant n’avoir jamais été confrontée à une telle situation.
Un livre qui dérange
Dans son ouvrage intitulé Miss France : du rêve à la réalité, Hubert Guérin ne fait pas dans la dentelle. Professeur d’histoire-géographie, il aligne plus de 60 témoignages de Miss France et d’élues régionales évoquant des « fellations forcées », des « viols » et des « agressions ». Ces révélations font l’effet d’une bombe dans un univers souvent perçu comme féerique.
Les réactions ne se sont pas faites attendre. Camille Cerf, élue Miss France en 2015, a rapidement démenti les propos attribués à elle par Guérin : « Ce qu’il dit à mon sujet est faux et inventé de toutes pièces. » De même, Sylvie Tellier, ex-directrice générale du comité Miss France pendant 15 ans, a fermement affirmé n’avoir « jamais été victime, ni témoin, ni informée d’agressions sexuelles ».
Des voix solidaires
Le 9 septembre dernier, Laury Thilleman a pris position sur Instagram avec un message nuancé : « Je ne connais pas Hubert Guérin et n’ai jamais été contactée par cette personne. Durant mon année de Miss France, je n’ai été ni victime ni témoin d’aucune forme d’agression. » Bien qu’elle ne puisse pas faire part entière de sa propre expérience positive, elle tient à faire preuve d’empathie envers celles qui pourraient être touchées par ces allégations. Elle encourage toutes les femmes concernées à « porter plainte » et à en parler autour d’elles.
Iris Mittenaere a également réagi sur ses réseaux sociaux le 8 septembre : « J’ai vécu des années sublimes avec Miss Nord-Pas-de-Calais et Miss France où je me suis toujours sentie protégée et en sécurité. » Comme Laury Thilleman, elle précise qu’elle n’a jamais eu contact avec l’auteur du livre.
Une omerta dénoncée
Malgré ces défenses collectives énoncées par certaines figures emblématiques du concours de beauté français, Hubert Guérin persiste dans ses déclarations. Sur RTL le 5 septembre 2025, il accuse l’institution mise sous pression après ses révélations : « Frédéric Gilbert a bloqué mon numéro », s’est-il indigné après avoir tenté sans succès d’avertir le comité des témoignages recueillis.
À travers ces événements tumultueux se dessine une image contrastée du monde glamour des Miss. Les voix s’élevent pour témoigner ou réfuter les expériences vécues chacun gardant précieusement sa propre histoire au cœur même d’une institution complexe mais emblématique. Dans cet océan émotionnel où solidarité rime parfois avec défiance, les mots ont le pouvoir non seulement de libérer mais aussi d’unir celles qui portent les rêves au-delà du simple éclat du couronnement.



