Jordan Mouillerac, le talentueux danseur de « Danse avec les stars », a récemment partagé son cheminement vers l’acceptation de sa passion pour la danse sur le plateau de « Quotidien ». Lors d’une touchante interview, il a raconté comment il a longtemps caché cette passion à ses amis et à sa famille. Une histoire marquée par des souvenirs d’enfance et une quête identitaire inspirante.
Lénie, héritière d’une passion familiale
À l’occasion de l’émission animée par Yann Barthès, Lénie, partenaire de Jordan, a retracé ses débuts dans la danse. Elle confie avec émotion : « Ma mère, elle était professeur de danse quand j’étais toute petite. Et à partir de mes 3-4 ans, j’allais tous les soirs avec elle parce qu’elle ne pouvait pas me garder autrement. Et c’est un peu grâce à elle que j’ai cette passion-là qui m’a amenée jusqu’à la victoire de Danse avec les stars. »
Ces mots illustrent bien comment l’amour pour cet art peut se transmettre au sein d’une famille.
Le secret douloureux de Jordan
Au côté d’elle, Jordan Mouillerac affronte un passé plus compliqué concernant son rapport à la danse. Avec une sincérité désarmante, il raconte : « Moi, c’est ma mère, mais elle n’était pas prof de danse. Elle dansait juste comme ça. » Évoquant ses années adolescentes pleines d’hésitation et de peur du jugement des autres, il révèle : « Je faisais du foot, je faisais de la boxe, et en cachette, je faisais de la danse. »
Le jeune homme se remémore ces moments difficiles où il devait jongler entre ses passions sportives et sa véritable identité artistique. À seulement 12 ans tout en commençant par des cours de danse de salon, il s’illustre également dans une démarche presque maladroite : « Après, je me suis mis à danser… c’était juste pour draguer les filles. »
Un coming out délicat
Yann Barthès pose alors une question cruciale sur ce moment charnière souvent délicat dans la vie des artistes : « Et à quel âge avez-vous fait le coming out de la danse ? » La réponse fuse sans détour : « Le coming out ? C’était à 12 ans. » Il explique avoir attendu plusieurs mois avant que ses amis découvrent son secret en le voyant danser dans une salle proche du collège.
« Il me voyaient danser, » poursuit-il avec un brin d’humour amer. « C’était dur à dire que je faisais de la danse mais tout le monde le savait… J’ai eu un petit peu de problèmes par rapport à ça. » Des souvenirs qui résonnent encore aujourd’hui alors qu’il évoque son parcours face aux préjugés liés au métier : « Quand on disait un danseur, on me disait ‘la danseuse’. J’étais assez grand aussi donc je l’ai calmé un petit peu. »
Un avenir prometteur
Avec tendresse et humour teinté d’émotion nostalgique envers celui qu’il était autrefois.
Il est temps désormais pour lui non seulement d’assumer qui il est mais aussi d’inspirer ceux qui peinent encore à faire leur propre coming out artistique. Dans ce voyage intérieur plein d’amour et même parfois semé d’embûches réside une belle promesse pour l’avenir.
La route vers l’acceptation est pavée d’embûches mais chaque pas compte lorsqu’il s’agit finalement de danser librement.



