Une cérémonie royale au cœur de l’Égypte ancienne
Le 1er novembre 2025, une page d’histoire s’est écrite à Gizeh avec l’inauguration du Grand musée égyptien (GEM). Cet événement prestigieux a réuni des figures royales d’Europe et du monde entier, mettant à l’honneur la Belgique et son lien historique avec l’égyptologie. Dans une ambiance solennelle, le roi Philippe de Belgique a rendu hommage à son ancêtre, la reine Élisabeth, dont la passion pour l’Égypte perdure à travers les générations.
Une inauguration majestueuse au pied des pyramides
Dans les rues vibrantes du Caire, impossible de ne pas être frappé par le spectacle grandiose de l’ouverture du GEM, surnommé « la quatrième pyramide ». Les affiches colorées annonçant cet événement majeur tapissent chaque coin de rue. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a accueilli un aréopage international de chefs d’État pour célébrer cet instant symbolique.
Avec près de 500 000 mètres carrés, le musée abrite plus de 5400 pièces issues directement de la tombe légendaire de Toutânkhamon. Au centre d’un atrium lumineux se dresse une imposante statue de Ramsès II mesurant 11 mètres.
À cette occasion mémorable, le roi Philippe n’était pas seul; il était accompagné du roi Felipe VI d’Espagne, du prince Albert II de Monaco et bien d’autres personnalités royales comme la reine Rania et la reine Mary. Tous ont pris part à cette célébration qui promettait non seulement un renouveau culturel mais aussi économique pour l’Égypte.
L’héritage royal : un lien intemporel avec Toutânkhamon
Évoquant sa propre histoire familiale en lien avec ce lieu emblématique, le roi Philippe a rappelé que sa grande-grand-mère avait vécu un moment similaire lors de la découverte du tombeau en 1922. En effet, 103 ans presque jour pour jour, Hussein Abdel-Rassoul découvrait par hasard les trésors enfouis dans la Vallée des Rois grâce aux fouilles menées par Howard Carter.
La présence marquante de la reine Élisabeth lors des événements liés à cette découverte est gravée dans les mémoires. Passionnée par l’égyptologie, elle avait fait tout son possible pour assister aux cérémonies officielles tant attendues. Malheureusement atteinte par une maladie mystérieuse juste avant le grand jour prévu en février 1923 – peut-être craignant ainsi la malédiction liée à Toutânkhamon – elle réussit finalement à pénétrer dans le tombeau quelques jours plus tard.
« Elle voulait vivre ce moment privilégié loin des regards indiscrets », raconte un historien sur ces événements qui façonnèrent son héritage amoureux pour l’Égypte.
Un voyage qui continue : princesse Élisabeth sur les traces d’une passion familiale
Aujourd’hui encore, cet amour pour l’Égypte se transmet au sein même des murs royaux belges. La princesse Élisabeth a récemment suivi les pas historiques tracés par sa célèbre ancêtre. En mars dernier déjà, elle visitait Louxor avec sa mère, ajoutant ainsi une nouvelle page au livre familial dédié à cette fascinante culture millénaire.
Le roi Philippe prévoit également plusieurs visites durant son séjour en Égypte afin que cette tradition égyptologique perdure au sein des générations futures.
C’est donc avec chaleur et émotion que nous assistons aujourd’hui au rayonnement culturel entrelacé aux histoires personnelles des monarchies européennes face aux mystères éternels laissés derrière elles par leurs ancêtres pharaoniques. À travers ces échanges intergénérationnels et ces moments historiques partagés sous le ciel étoilé du Caire, c’est toute une saga humaine qui se tisse autour d’un passé glorieux toujours vivant dans nos cœurs modernes.



