Le 4 novembre 2024, Sara Forestier a révélé des faits troublants sur son parcours lors de l’émission « Quotidien ». Elle a déclaré avoir été victime d’une agression physique sur le tournage de « Bonhomme » en 2017, impliquant Nicolas Duvauchelle. Face à ces accusations, ce dernier a nié les faits et la comédienne a annoncé porter plainte pour diffamation.
Sara Forestier témoigne devant la commission d’enquête parlementaire
Sara Forestier s’est exprimée devant une commission d’enquête parlementaire sur les violences sexistes et sexuelles dans le monde de la culture. Cette commission, initiée par Judith Godrèche, vise à « dresser un état des lieux et formuler des recommandations pour mieux encadrer les tournages ». Lors de son témoignage, elle a partagé son expérience traumatisante liée à Nicolas Duvauchelle, déclarant : « J’ai porté plainte ». L’acteur a réagi via Instagram en affirmant : « Que ce soit clair pour tous les pseudos justiciers en carton. Je n’ai jamais touché Sara Forestier ».
Il a également mentionné que plusieurs témoins étaient présents lors du tournage et qu’une enquête judiciaire avait été menée. En réponse à ses accusations, Sara Forestier a décidé de porter plainte pour diffamation contre Duvauchelle pendant son passage dans l’émission « À l’air libre » de Mediapart.
Des révélations glaçantes sur ses traumatismes
Sara Forestier n’a pas seulement évoqué cet incident avec Duvauchelle. Dans sa déclaration à la commission d’enquête, elle a aussi révélé avoir subi des violences dès l’âge de 13 ans. Elle raconte un moment marquant au début de sa carrière où on lui demandait de retirer sa culotte dans une scène jugée comique : « J’ai dit non et je suis partie ». Elle décrit comment cette dynamique toxique continue à affecter sa vie professionnelle et personnelle.
Elle explique avoir vécu une période extrêmement difficile après cette gifle reçue : « Psychologiquement, c’était comme un coup de massue supplémentaire. J’étais littéralement à terre, à genoux dans mon salon. Je revois encore cette image et ça me fait mal d’y repenser. J’ai eu envie de mourir », confie-t-elle avec émotion.
L’impact des agressions sur les artistes féminines
L’histoire tragique de Sara Forestier met en lumière le besoin urgent d’encadrer davantage les productions cinématographiques pour protéger les victimes potentielles. La violence subie par des artistes comme elle souligne la nécessité d’améliorer les procédures de signalement au sein du secteur culturel afin que chaque voix soit entendue sans crainte des représailles ou du déni.
La commission rendra son rapport final le 9 avril prochain suite à six mois d’auditions qui ont permis aux victimes comme Sara Forestier de faire entendre leur vérité face aux abus systémiques souvent ignorés.



