Les frites, plaisir coupable ou délice à savourer avec modération ? Dans un monde où la nutrition est au cœur des préoccupations, Valérie Gheenens, psychonutritionniste de renom, nous éclaire sur les choix alimentaires qui équilibrent santé et plaisir. Elle évoque notamment l’importance de la variété dans nos assiettes et le rôle fondamental du plaisir dans notre rapport à la nourriture.
Une approche équilibrée
Lorsqu’il s’agit d’aliments à base de pomme de terre, Valérie Gheenens met en garde : « Ces aliments sont assez gras qui ont moins de qualité nutritionnelle, et donc qui vont plus rentrer dans la catégorie 20% que 80% ». Pour elle, il ne s’agit pas d’éliminer complètement ces délices mais plutôt d’apprendre à les intégrer intelligemment dans notre régime. Elle conseille ainsi de ne pas se limiter aux frites comme plat unique : « On peut se permettre, pendant la semaine, de rentrer dans ses 20% en mangeant des frites, mais avec d’autres aliments sur le côté ».
Pour accompagner ces frites tant appréciées, rien ne vaut une bonne dose de légumes pour aider à réduire l’index glycémique. « Manger des légumes permettra de baisser l’index glycémique » , souligne-t-elle. De même, opter pour une protéine maigre comme du poulet agrémenté d’épices pourrait transformer ce plat en une expérience gustative inoubliable.
Friture ou cuisson au four ?
Avec l’avènement des produits surgelés affichant un nutriscore A, beaucoup se demandent si les frites au four représentent vraiment un choix sain. Selon Gheenens, cuisiner soi-même reste la meilleure option : « L’intérêt nutritionnel de la cuisson au four est en effet plus grand que celui de la cuisson à l’huile ». Elle recommande une méthode simple : couper les pommes de terre en forme de frites puis les poser sur une plaque au four avec quelques gouttes d’huile. L’utilisation d’un spray permet également un dosage précis : « L’idée est d’en mettre le moins possible ».
Airfryer : bon plan ou piège ?
Valérie aborde aussi le sujet populaire des friteuses sans huile telles que l’Airfryer, tout en prévenant qu’il faut faire attention à son utilisation afin d’éviter tout contact direct entre les aliments et le récipient.
Patates douces vs pommes de terre
Les amateurs cherchent souvent des alternatives plus nutritives comme les patates douces. Bien qu’elles soient riches en nutriments tels que bêta-carotène et potassium, elles n’offrent pas nécessairement un meilleur profil calorique par rapport aux pommes de terre classiques. « Elle est tout aussi calorique » , avertit Gheenens avant d’ajouter que leur index glycémique est légèrement inférieur.
Dans cette quête perpétuelle du bien-manger sans sacrifier le goût ni le plaisir culinaire, Valérie rappelle l’essentiel : « Le plaisir de manger fait partie de notre culture ».
C’est donc avec cette philosophie bien ancrée qu’elle conclut son propos ; il faut savoir apprécier chaque bouchée tout en gardant un équilibre essentiel entre santé et gourmandise. Après tout, savourer ses plats préférés contribue aussi au bonheur quotidien !



