Philippe Bourleau : L’art du sable et la transmission d’une passion
Philippe Bourleau, un pensionné d’Enghien, a consacré 30 ans de sa vie à la sculpture de sable sur les plages de Westende. Avec sa femme et sa fille, il transmet généreusement son savoir-faire aux vacanciers. Sa passion est née d’une rencontre fortuite en 1995, un moment qui a bouleversé le cours de son existence.
Une rencontre décisive
Dans l’univers des sculptures éphémères, Philippe se distingue par son sourire chaleureux et ses créations délicates. Tout a commencé lors d’un été en 1995, lorsque cet ancien directeur technique d’usine aperçoit un inconnu réalisant un petit chien en sable. J’ai été le trouver et il m’a proposé un rendez-vous le lendemain pour me montrer comment faire. Cette rencontre fortuite fut le déclencheur d’une véritable passion pour l’art du sable. Malheureusement, depuis ce jour-là, Philippe n’a jamais pu retrouver cet Anversois pour lui exprimer sa gratitude : J’ai n’ai jamais pu lui dire merci. Et pourtant, il a changé ma vie.
La transmission du savoir
Au fil des années, Philippe a perfectionné sa technique unique qu’il partage avec générosité. Pour ceux qui souhaitent s’initier à cette forme d’art ludique, il propose des conseils pratiques comme veiller à choisir un sable ni trop sec ni trop mouillé : L’endroit idéal étant la limite de la marée. Il enseigne également que pour modeler les grandes formes, on peut utiliser « la main tendue » comme outil principal et que rien ne vaut un « coquillage couteau » pour les finitions.
Cette passion ne se limite pas à lui seul ; elle est devenue une activité familiale partagée avec sa compagne et leur fille. Ensemble, ils participent au festival annuel de sculptures de sable à Middelkerke mais l’exploit dont Philippe est le plus fier reste son record inscrit au Guinness Book en 2019 : près de 400 tortues sculptées simultanément par des vacanciers sur la plage.
Ateliers estivaux à Westende
Ce mois d’août sera marqué par des moments précieux sur la plage de Sint-Laureins où Philippe animera des ateliers destinés aux jeunes vacanciers souhaitant apprendre cet art éphémère. Au bout de 40 minutes, tout le monde est capable de sculpter, assure-t-il avec enthousiasme avant d’ajouter : Tout commence par une tortue. Avant de courir, il faut d’abord apprendre à marcher.
Ces œuvres créées sous le soleil seront bientôt emportées par les vagues montantes mais resteront gravées dans les cœurs des participants.
En partageant cette passion artistique si singulière et accessible à tous, Philippe Bourleau rappelle combien l’éphémère peut avoir une beauté inestimable, une belle métaphore sur la vie elle-même où chaque instant mérite d’être sculpté avec amour avant qu’il ne disparaisse dans l’infini du temps.



