Chapô : Swagg Man, de son vrai nom Iteb Zaibet, reste incarcéré après le refus de sa demande de remise en liberté le 8 avril 2023. Accusé d’escroquerie pour avoir soutiré 1,8 million d’euros à un couple, il fait face à des accusations similaires impliquant environ 2000 victimes. L’affaire soulève des questions sur les pratiques douteuses dans le monde des influenceurs.
Swagg Man, un parcours controversé dans l’univers des influenceurs
Iteb Zaibet, connu sous le nom de Swagg Man, a émergé comme une figure marquante du début des années 2010 grâce à ses vidéos YouTube où il exhibait une vie flamboyante avec des liasses de billets et des vêtements de luxe. Toutefois, ce succès s’est accompagné d’un mystère autour de l’origine de sa fortune. En 2019, la Banque Centrale de Tunisie l’a accusé de blanchiment d’argent, citant un montant suspect de 17 millions de dinars (environ 6 millions d’euros) versés sur son compte tunisien depuis la Suisse.
Des accusations graves contre Swagg Man concernant ses fans
Accusé d’avoir trompé plusieurs dizaines de fans autour du globe, Swagg Man est au cœur d’une controverse majeure selon l’association Swag Auxilium, fondée en 2019 pour aider les victimes. Cette dernière estime qu’environ 2000 personnes ont été arnaquées par ses promesses illusoires d’investissements lucratifs. Une vingtaine parmi elles ont déposé plainte en Tunisie, entraînant son incarcération en juillet 2019 pour escroquerie.
Le refus persistant pour sa remise en liberté
Le Franco-tunisien est notamment soupçonné d’avoir soutiré 1,8 million d’euros entre avril 2020 et 2022 à un couple sous prétexte d’investissements dans les cryptomonnaies et l’immobilier. Selon Lucas Vincent, avocat représentant sept plaignants : « Mes clients ont tous été victimes d’escroquerie selon peu ou prou le même mode opératoire ». Les victimes ont été séduites par son image ostentatoire avant que la réalité ne se transforme en désillusion financière.
Les détails récents sur la détention prolongée
Le mardi 8 avril dernier, la chambre d’instruction de la cour d’appel de Versailles a rejeté sa demande de remise en liberté. Me Élise Arfi, avocate du rappeur et influenceur controversé, n’a pas souhaité faire de commentaire suite à cette décision cruciale qui pourrait influencer le cours futur du procès.
L’affaire Swagg Man illustre les dangers potentiels liés aux nouvelles formes d’influence numérique, où certains profitent sans scrupules du désespoir financier ou émotionnel des autres. Le suivi judiciaire sera essentiel pour comprendre comment ces arnaques peuvent être prévenues à l’avenir dans un environnement digital toujours plus vaste et complexe.



