Tensions sur France Inter : Laurent Nuñez face aux accusations de violences policières
Ce jeudi 6 novembre 2025, l’ambiance était électrique sur France Inter. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a eu un échange particulièrement tendu avec le journaliste Benjamin Duhamel concernant le maintien de l’ordre lors des affrontements à Sainte-Soline. Les discussions ont rapidement pris une tournure houleuse lorsque la question de la proportionnalité de la réponse policière a été mise sur la table.
Les hostilités ont commencé lorsque Benjamin Duhamel a interrogé Laurent Nuñez sur les déclarations de son prédécesseur, Gérald Darmanin, qui avait évoqué un usage « proportionné » de la force pendant ces incidents. “Votre prédécesseur avait parlé d’un usage de la force proportionné. Il était dans le déni ?” a lancé Duhamel, provoquant une réaction immédiate du ministre : “Il n’était pas dans le déni, il avait parfaitement raison.” Cette affirmation a visiblement surpris Duhamel, qui lui a demandé si cela signifiait que « l’usage de la force à Sainte-Soline était proportionné ».
Un débat enflammé
Relancé par son interlocuteur, Laurent Nuñez a précisé sa pensée : “Je parle de l’action de la gendarmerie, qui a été menée face à des actions extrêmement violentes. La riposte a été proportionnée. « Il s’est cependant montré prudent quant aux vidéos diffusées sur les réseaux sociaux : “Il y a des actes qui ont été révélés et qui ne le sont pas. Mais je n’irai pas sur votre terrain. »
Duhamel n’a pas lâché prise et s’est efforcé d’éclaircir sa position tout en relançant le débat : “Pardonnez-moi. est-ce qu’il ne s’agit que de brebis galeuses ? Quand on voit ces vidéos… Est-ce qu’il n’y a pas un sujet sur les donneurs d’ordre ?” Ce questionnement souligne les tensions entre les forces policières et certaines pratiques observées lors des manifestations.
Une riposte jugée nécessaire
Visiblement agacé par cette insistance, Laurent Nuñez s’est défendu vigoureusement : “Ce n’est pas seulement quelques exceptions qui ont décidé de s’en prendre aux manifestants. Je vous redis ce qu’avait déjà affirmé Gérald Darmanin : il y avait eu un niveau de violence inégalé ce jour-là. « Son ton ferme témoigne du besoin urgent pour le gouvernement d’affirmer son soutien aux forces de l’ordre dans un contexte où chaque nouvelle séquence semble raviver les blessures laissées par les événements précédents.
Cet accrochage met en lumière non seulement les tensions persistantes entre médias et gouvernement mais aussi une société profondément divisée autour des questions liées au maintien de l’ordre public.
Alors que chacun cherche à comprendre cet équilibre précaire entre sécurité et droit à manifester, on ne peut que constater combien ces débats sont cruciaux pour notre démocratie. Dans ce climat chargé d’émotion et d’incertitudes, on espère voir émerger bientôt des solutions durables favorisant dialogue et compréhension mutuelle.



