Vaimalama Chaves : De Miss France à la lutte contre ses démons personnels
Vaimalama Chaves, couronnée Miss France en 2019, dévoile un récit poignant dans son autobiographie O VAI. Derrière l’image de la reine de beauté se cache une réalité marquée par des épreuves difficiles, notamment la pression sur son poids et un traumatisme d’enfance. Elle partage aussi sa descente aux enfers après le concours, où elle s’est retrouvée sans domicile fixe.
La pression du poids : Un fardeau insupportable
Dès les premières pages de son livre, Vaimalama évoque la pression constante exercée sur son physique pendant son règne. Le sujet de son poids est devenu une obsession pour certains membres de son entourage. « C’était really LA question qui revenait tout le temps me concernant : le poids ! On n’arrêtait pas de me casser les pieds, comme si notre poids définissait qui on est », déclare-t-elle avec force.
Un incident marquant survient alors qu’elle est encore Miss Tahiti. Un proche lui lance cette phrase glaçante : « On voit que tu as grossi. Dorénavant, tu ne mangeras plus qu’une pomme par jour ! ». Ce conseil inapproprié l’a profondément affectée. « Quelle vacherie de dire ça à une femme ! Ce sont vraiment les femmes qui sont les plus féroces entre elles », commente-t-elle avec lucidité.
Un passé douloureux révélé
Mais au-delà des exigences physiques du concours, Vaimalama partage un lourd secret : elle a été victime d’inceste à l’âge de 5 ans par un membre âgé de sa famille. Ce traumatisme enfoui a ressurgi lors d’une discussion cruciale sur le consentement avec sa mère. L’agresseur étant maintenant décédé, elle souhaite avant tout libérer la parole autour de ce sujet délicat afin d’aider ceux qui n’ont pas encore osé parler.
Une descente aux enfers
Après avoir été couronnée Miss France le 15 décembre 2018, Vaimalama doit céder son logement à Clémence Botino un an plus tard selon la tradition. Cette transition brutale marque le début d’une spirale infernale pour elle. Invitée dans l’émission Culture Médias sur Europe 1, elle raconte : « Une fois que ça c’est terminé, je dois me débrouiller toute seule ».
Elle explique : « J’ai dormi sur le sol de mon appart » et passe ses nuits chez des amis ou sur des canapés.
Ce calvaire prend fin lorsque grâce à une attestation d’hébergement, elle réussit enfin à trouver un appartement. Lorsqu’elle signe le bail et ferme la porte derrière elle pour entrer dans cette nouvelle phase de sa vie, ses émotions débordent : « Quand on a fermé la porte après avoir signé le bail, je me suis allongée par terre, je me suis mise en boule ».
Aujourd’hui Vaimalama Chaves regarde en arrière avec fierté malgré les tempêtes traversées ; elle n’a jamais perdu de vue ce qui compte vraiment dans sa vie.
Son parcours fait désormais écho auprès des jeunes femmes confrontées aux mêmes défis et témoigne d’un combat personnel fort contre les stigmates du passé et les pressions sociétales actuelles.



