J'aime être la version moderne du magasin de village avec des jouets vintage chez Stuff, Bruxelles

Retour vers l’enfance : la passion des jouets vintage à Bruxelles

Au cœur de la rue de Flandre à Bruxelles, un magasin pas comme les autres attire les nostalgiques et les curieux : Stuff. Spécialisé dans le jouet vintage, cet espace offre une véritable caverne d’Ali Baba où se côtoient peluches, petites voitures et figurines emblématiques. Stéphane Déplan, son propriétaire, révèle que même s’il n’est pas encore un « pari gagnant » , il touche un public bien plus large que prévu.

J’aime être la version moderne du magasin de village avec des jouets vintage chez Stuff, Bruxelles

Une aventure humaine

« J’adore ça : j’aime être la version contemporaine du petit magasin de village où tu achetais ta pochette Panini et deux bonbons à la pièce, » partage Stéphane avec enthousiasme. Cet enfant des années 80 a toujours été passionné par l’univers des jouets. Il explique qu’aujourd’hui, les collectionneurs ne sont plus seulement ceux qui cherchent à revendre leurs trésors ; ils incluent aussi des familles découvrant ensemble ces objets chargés d’histoire.

Les enfants qui visitent Stuff viennent souvent avec leurs parents à la recherche du robot à 40€. Mais ce qui fait le charme de ce lieu, c’est aussi qu’un petit gadget peut être trouvé pour seulement 50 centimes. Les souvenirs d’enfance semblent s’épanouir dans cette ambiance chaleureuse et conviviale.

De l’enfance aux premières collections

Pour Stéphane, tout a commencé avec ses propres passions d’enfant. « Petit, j’aimais bien les monstres. Mes préférés étaient les Food Fighters, » se souvient-il avec tendresse. Ce retour en arrière lui a permis de réaliser que le monde du jouet évolue constamment. « Le monde du jouet va de la naissance à 10 ou 12 ans, » affirme-t-il. À l’adolescence arrive souvent le moment où les enfants revendent leurs anciens jouets pour acheter consoles ou vélos.

Après une pause dans sa carrière au sein du milieu artistique bruxellois jugé trop cynique pour lui, Stéphane décide finalement de plonger dans sa passion réelle : celle des jouets vintage.

Le marché spéculatif actuel

Dans ce contexte moderne où beaucoup achètent trois exemplaires de leurs jouets fétiches – un pour jouer, un pour garder sous emballage et un autre pour revendre – on voit poindre une nouvelle réalité commerciale autour des objets rétro. « Je tente de revendre sous les tarifs d’eBay, » confie-t-il face aux défis économiques actuels où certains clients négocient même pour quelques centimes.

Malgré cela, il continue à chasser ces pièces rares lors des brocantes locales telles que celles du Jeu de Balle ou encore sur internet durant la pandémie : « Je stocke, je stocke. » Pour lui, chaque objet raconte une histoire unique qui mérite d’être conservée.

Une dynamique familiale

À travers cette aventure entrepreneuriale pleine de sensibilité et d’émotion, Stéphane incarne non seulement un amour profond pour ses jouets mais également une manière authentique de connecter différentes générations autour d’une nostalgie commune.

En finissant sa phrase par ces mots empreints d’amour et passion : « Bruxelles est une ville vintage, » il nous rappelle que chaque objet ancien recèle en lui non seulement un souvenir personnel mais également celui collectif partagé par tous ceux qui ont grandi en rêves et en histoires au travers des jeux – parce qu’au fond… « Saint Nicolas ne pratique pas ces marchandages ».

Toujours perchée sur mes talons ou accrochée à mon téléobjectif, je vis au rythme des flashs et des confidences volées. Dans les coulisses d’un défilé ou derrière une haie lors d’un mariage de star, je déniche les instants qui font vibrer la planète people.

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