Delphine de Saxe-Cobourg : L’art comme exutoire
La princesse Delphine de Belgique, 57 ans, ouvre les portes de son atelier lors d’une interview exclusive pour Place Royale. Connue pour sa sensibilité artistique et son parcours atypique au sein de la famille royale belge, elle révèle comment l’art lui permet de surmonter ses blessures personnelles. Ce samedi à 19 heures 45, RTLtvi diffusera un entretien touchant où Delphine partage sa passion créative et ses réflexions sur la vie.
Un univers coloré
Dans le monde royal belge, Delphine de Saxe-Cobourg se distingue par son approche unique envers l’art. D’un naturel enjoué mais profondément introspectif, elle n’hésite pas à affirmer que l’art est un besoin vital. En effet, dès que son fils Oscar quitte le domicile familial pour l’école, elle s’isole dans son atelier pour créer jusqu’à la fin de la journée. « J’étais seule quand j’étais petite et j’avais peur de ce monde extérieur », confie-t-elle avec vulnérabilité.
Lors de cette visite guidée avec Alix Battard, Delphine évoque des œuvres qui portent en elles des récits intimes et parfois douloureux. La princesse explique : « Même si la vie n’est pas toujours évidente, on peut tout de même devenir une rose ». Une belle métaphore qui résume son approche positive face aux épreuves qu’elle a traversées.
Des racines artistiques
Loin des clichés d’une vie princière dorée, Delphine se souvient du soutien infaillible apporté par sa mère : « Elle détestait l’idée [qu’elle] devienne une pourrie gâtée ». Dans cet environnement bienveillant mais exigeant, elle a appris à canaliser ses émotions par la création artistique.
Au fil des années, ses œuvres ont évolué ; d’une sculpture en forme de trône à des créations picturales inspirées du vaudou. Sa démarche artistique est devenue plus accessible et engageante : aujourd’hui connue pour ses poèmes répétitifs tels que « blabla » et « love », elle explore également le concept du wearable art en intégrant ses messages sur divers supports textiles.
Une reconnaissance tardive
C’est depuis 2020 que Delphine a vu sa réalité bouleversée grâce à la reconnaissance publique par le roi Albert II comme étant sa fille. Cette révélation a marqué un tournant dans sa carrière artistique ainsi que dans sa perception personnelle : « À travers mes œuvres, je voulais dire des choses que je ne pouvais pas dire ».
À chaque coup de pinceau ou couture réalisée dans son atelier d’Uccle, c’est un peu d’elle-même qu’elle offre au monde extérieur. Le passage vers cette phase nouvelle est aussi empreint d’espoir ; parce qu’au-delà des mots échangés lors de cette interview émouvante se cache une femme déterminée à rendre la vie plus belle et joyeuse.
Delphine nous rappelle ainsi que même derrière les façades royales se cachent des âmes sensibles prêtes à partager leur histoire avec authenticité. Son voyage personnel illustre brillamment comment l’art peut transformer les douleurs passées en beauté présente – offrant une lumière réconfortante dans notre quotidien souvent tumultueux.



